Winamax

Trois requins quittent le bassin

Par dans

Aladin Reskallah, Borja Gross, Alex Hernández : c'est l'heure du départ pour trois de nos Top Sharks.

Départ Aladin Reskallah Borja Gross Alex Hernandez
Ainsi va le calendrier : chez Winamax, la nouvelle année voit se superposer des messages de bienvenue avec des messages d'adieu. Deux semaines après s'être agrandi avec l'arrivée des deux vainqueurs de la Top Shark Academy, Loïc "_Winda" Debregeas et Alejandro "And1ero" Romero, le Team Winamax dit aujourd'hui au revoir à trois compétiteurs ayant marqué les éditions précédentes du concours de recrutement annuel de l'équipe. Même si nous ne les avons pas croisés autant qu'on l'aurait voulu au cours de l'année 2021, tous trois auront réussi, chacun à leur manière, à marquer le Team de leur empreinte. C'est l'heure du bilan, et des hommages.

Aladin Reskallah, pro jusqu'au bout des ongles

Aladin ReskallahIl y a quelques jours, au moment de lui envoyer notre liste de questions, on lui avait dit que rien ne pressait. Mais n'ayant jamais été du genre à rendre une copie en retard, fût-ce la toute dernière, Aladin Reskallah nous a répondu en quelques heures. Pro jusqu'au bout, à l'image du personnage... malgré un sujet de discussion peu réjouissant. En l'occurrence, vous l'aviez deviné : son départ du Team Winamax. Disponible, avenant et disert, le Lyonnais l'a toujours été au moment d'effectuer ses besognes de joueur pro : tant pour prendre la pose pour la photo à la fin d'une journée EPT, résumer ses plus gros coups aux reporters, faire l'acteur au SISMIX, nous envoyer des blogs qui ont souvent fait le bonheur de nos graphistes (et pour ce qui est du contenu, entre ses Usual Jean-Michels ou son Éloge de l'échec, les pépites n'ont pas manqué), encourager et conseiller les candidats de la Top Shark Academy, nous régaler avec des soirées MTT de qualité pour le Stream Gang ou Top of The Pok, que pour jongler entre trolls de compète et avis pointus sur les réseaux sociaux. Le job a été fait, et bien fait.

Mais même les meilleurs bails ont une fin : après un total de quatre saisons sous la bannière du Team Winamax et non pas une, mais deux (deux !) victoires sur la Top Shark Academy, celui que l'on avait découvert en 2016 sous le pseudo Tm4betlight reprend aujourd'hui sa liberté. Et à l'heure du bilan, c'est certainement cet immense exploit sur la Top Shark, peut-être appelé à ne jamais être égalé, qui restera dans les mémoires. Revenu chez nous par la grande porte, donc, en 2019, deux ans après ses premiers adieux, Aladin avait alors enchaîné sur une année convaincante, avec en point d'orgue une demi-finale à l'EPT Monte-Carlo et une 4e place sur l'étape cambodgienne du World Poker Tour. De quoi amener le coach Stéphane Matheu à lui faire confiance pour une année supplémentaire début 2020, puis encore une autre douze mois plus tard. Il faut dire que c'était un Aladin plus mûr, déjà intégré à l'équipe, qui avait repointé le bout de son nez. "Lors de mon premier passage, j'étais en pleine découverte. C'était surtout un kiff', une expérience à vivre, explique le principal intéressé. La seconde fois, j'étais bien plus préparé, et prêt à perfer." Et cela s'est vu, en particulier sur le plan online. "Avec Twitch et les streams, le bilan est très positif, cela a bien fonctionné. En ce qui concerne le live, c'est plus mitigé..."

Aladin ReskallahCar comme la quasi-totalité des pros adeptes de live, Aladin s'est pris de plein fouet la pandémie, et n'a pas pu s'exprimer comme il le souhaitait sur le terrain du jeu "en dur". "Le jeu live, c'est ce que je préfère, et on a eu moins d'opportunités. Tout était concentré sur Vegas cet automne, plus quelques tournois supplémentaires derrière." Et malheureusement, Aladar n'a pas autant brillé qu'il l'aurait voulu au cours d'une campagne vegassienne qui faisait office de juge de paix pour le futur de son contrat : 9 ITMs, certes, mais jamais mieux qu'une 17e place, et ce sur un tournoi annexe aux WSOP. "Je pense que cela a joué dans mon non-renouvellement, le coach me l'a clairement exprimé, appuie ce compétiteur-né. Si j'avais gagné un bracelet ou réussi un gros deep run, on aurait pu rediscuter... Je regrette quelques coups, par exemple dans le 2 500 $ WSOP où je suis suivi par les caméras de Dans la Tête d'un Pro. Je me fais craquer les As préflop : s'il n'y avait pas eu pas cette Dame river, ç'aurait pu tout changer... Mais ça fait partie du jeu. "

Malgré la rupture, le double Top Shark choisit de se concentrer sur le positif au moment de se remémorer son aventure au sein du Team. "J'ai pu côtoyer les étrangers du Team, qui font partie des meilleurs. Je ne garde pas du tout un goût amer, mais que des super souvenirs. J'en profite pour remercier tout le monde, les joueurs, le staff... Cela a été une expérience professionnelle et humaine extraordinaire. Ça se finit bien, et ça m'ouvre la possibilité de m'investir dans d'autres projets". Merci pour la transition, Aladin : lesquels ? "Pour commencer, continuer à grinder online, et essayer de monter de limites en jouant davantage sur le .com." Et tenter le triplé sur la Top Shark Academy, c'est envisageable ? " À l'instant T, non, affirme Aladar, sourire aux lèvres. J'ai fait mon temps, c'était une bonne expérience, mais je pense qu'à un moment il faut tourner la page. Ce serait marrant de la gagner une troisième fois, je peux changer d'avis, mais au point où j'en suis le modèle coût/bénéfice est moins intéressant pour moi." Une chose est certaine : Aladin restera à jamais un modèle pour tous les futurs aspirants Top Sharks.

Aladin ReskallahConcernant son avenir, le trentenaire est donc plein d'ambitions. Sur tous les fronts : "Je suis en discussion pour intégrer la team pro live NutsR. Je vais également davantage m'impliquer dans le développement du logiciel Suited avec Yassine, mon meilleur ami de toujours. Le fait d'avoir moins d'obligations, de passer moins de temps sur les réseaux sociaux, sur Twitch ou en voyage, va aussi me permettre de me concentrer sur mes routines de grinder online et sur la performance pure. Je compte rester encore un petit moment dans le milieu du poker. Je n'ai pas dit mon dernier mot. On se recroisera, c'est sûr ! " Au plaisir Aladin, et merci pour tout. - Rootsah

Borja Gross, un millionnaire en partance

Borja GrossIl fut le premier des Top Sharks espagnols : après deux ans à nager en compagnie du Team Winamax, Borja Gross s’échappe aujourd’hui du bocal. Entré dans l’équipe alors que la pandémie commençait à gronder, le spécialiste Expresso de Malaga aura dû attendre une éternité (et le renouvellement de son contrat pour une année supplémentaire) avant de pouvoir véritablement faire connaissance avec ses coéquipiers… mais Timotyy ne se sera pas ennuyé durant les longues périodes où il fut bloqué à la maison, bien au contraire. Car on ne risque pas d’oublier cette surnaturelle triplette d’Expresso à 1 million d’euros qui lui est tombée dessus au cours du printemps 2020 : un run à 960 000 euros (une victoire, deux troisièmes places) aujourd’hui entré dans le folklore de nos Sit&Go turbo à jackpot. Bien plus tard, Borja saura transformer un planning WSOP resserré en une expédition lucrative, collectant cinq ITM en deux semaines au Rio, dont une accession en demi-finales sur une épreuve de Pot-Limit Omaha. Entre temps, il aura dispensé de précieux conseils pour briller sur son format de prédilection, relevé un challenge, Nitrometro, calqué sur le Make Your Bankroll Great Again de Pierre Calamusa, publié régulièrement sur le blog du Team (la plupart du temps à propos de l’hygiène de vie, thème cher aux yeux de l’athlétique gaillard) et croisé le fer avec la crème du poker ibérique dans la nouvelle saison des Winamax Live Sessions.

Borja Gross TimotyyUn bilan finalement pas si mince, compte tenu des circonstances particulières de ces deux dernières années. "Je suis extrêmement reconnaissant de l’opportunité que Winamax m’a donnée et d’avoir pu réaliser un rêve : intégrer le Team et être un ambassadeur pour le poker espagnol. C’est la cerise sur le gâteau de ma carrière de pro", a commenté celui qui quitte l’équipe en millionnaire. "Je me suis vraiment senti comme faisant partie de la famille. Je regrette de devoir leur dire au revoir maintenant, mais j’ai savouré chaque instant et chaque rencontre. Ce fut un honneur de jouer et d’apprendre à leurs côtés, ils resteront dans mon cœur comme la famille qu’ils sont. C’est sûr, on se reverra, et j’aurai l’occasion de les bluffer une ou deux fois quand on se recroisera à une table !" Pour notre part, on souhaite tout le bonheur et la réussite du monde à ce globe-trotteur plein de sagesse. Hasta la vista ! - Benjo (propos recueillis par Alex Hernando)

Alex Hernández, une expérience incomplète

Alex HernandezUn bad run. D’un genre qui n'a aucun rapport avec les turns et les rivières. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le CDD d’Alex Hernández au sein de la maison Winamax. Cet autre spécialiste Expresso a, lui aussi, vu ses projets en tant que Team Pro mis à mal par une pandémie qui ne voulait décidément pas s’effacer, au cours des douze mois qui ont suivi sa victoire sur la seconde Top Shark Academy espagnole. Et lorsque le circuit live a enfin pu reprendre ses droits, durant la seconde moitié de 2021, c’est un banal mais fâcheux accident qui l’a contraint à vivre à distance, une jambe dans le plâtre et des regrets plein la tête, les triomphes successifs de ses coéquipiers partis à Las Vegas. Une façon de nous rappeler que la variance fait aussi opérer ses charmes maléfiques dans la vie quotidienne.

Alex HernandezPour autant, le joueur de 31 ans, originaire d’Albacete (sud de l’Espagne) mais aujourd’hui installé à Andorre, aura saisi les quelques occasions qui lui étaient offertes d'imprimer sa marque dans l'histoire du Team. On pense notamment à ce sacre Winamax Series, décroché en direct sur notre canal Twitch espagnol sur le terrain de jeu du Deglingo, soit la déclinaison MTT du format de jeu de cet amateur de vitesse, aussi à l’aise sur une planche de snowboard que derrière le volant d’un simulateur automobile. "Bien que je n’ai pas pu vivre l’expérience complète d’un Team Pro, je peux aujourd’hui affirmer que c’est la meilleure équipe du monde. Je suis fier d’avoir pu en faire partie pour quelque temps et je suis sûr que je finirai par en rencontrer les membres." Ça sera, évidemment, avec grand plaisir. Bonne chance pour la suite ! - Benjo (propos recueillis par Alex Hernando)

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