Winamax

[Blog] Le vent du changement

Par dans Tournois Live il y a 16 jours.

Mustapha Kanit Facebook

Salut à tous !

Comme vous le savez, je suis à Las Vegas, à peu près à la moitié de mon séjour [Muss' nous a fait parvenir ce blog fin juin, NDLR]. Les événements ne se déroulent pas tout à fait comme j'aurais aimé, mais je sens un vent nouveau, un vent de changement. Je suis arrivé le 6 juin. Dès la première semaine, je me suis lancé sur de gros buy-ins, avec deux tournois à 25 000 $, mais malheureusement les choses ne se sont pas très bien passées. Sur le premier, j’ai été beaucoup card dead et je n'ai pas pu faire grand-chose. Sur le second, je suis sorti sur un 80/20 avec deux Rois contre une paire de Valets.

Après un départ qui peut être décourageant, il est important de se recentrer et de se souvenir que l’on est là pour un bout de temps. Il faut se concentrer sur ce que l'on peut contrôler et non sur le résultat. En faisant de notre mieux, on sera récompensé sur le long terme. Cela étant dit, j'ai quand même dû faire huit tournois pour décrocher mon premier ITM, sur le "3K 6-max" du Wynn, où j'ai terminé 20ᵉ (sur 284 entrants) pour 8 000 $. J’adore jouer en format short-handed, surtout à Vegas. Je m'y sens bien plus à l’aise qu'en full ring, ça me met toujours dans une bonne dynamique. Sur ce tournoi, je pense avoir pris les bonnes décisions au bon moment pour débloquer la situation.

Mustapha Kanit

J’ai passé la semaine suivante sur des tournois à petits et moyens buy-ins, sans jamais vraiment réussir à monter un stack. C'est sur le Millionaire Maker qu'a fini par arriver le premier deep run. L'an dernier, déjà, ce tournoi m'avait fait frissonner, puisque j'étais arrivé tout près du Top 100 au milieu de plus de 10 000 joueurs, avant de perdre sur un 70/30. Une élimination au goût amer, qui m'a donné envie de bien... Lire la suite

[Blog] L'objectif d'une vie

Par dans Tournois Live il y a 24 jours.

Blog Dav

Lorsque ces lignes seront publiées, le Main Event des World Series of Poker aura tout juste débuté. J'ai écrit ce texte il y a une dizaine de jours. J'y tenais, car je pense que cela pouvait m'aider à mettre mes idées en place avant le tournoi qui m'importe le plus au monde.

Je l'ai déjà dit plein de fois au fil des années, et tout récemment je le répétais encore dans le documentaire que m'a consacré Winamax : le Main Event est le rêve ultime de ma carrière de joueur pro. Plus qu'un rêve, en fait : c'est tout bonnement mon objectif ultime. Certes, avec plus de 10 000 joueurs à battre, le projet est ambitieux. Mais il est réalisable ! Car OK, le field est gigantesque... mais vous savez quoi ? Ma longévité et mon expérience le sont aussi, ha ha !

Si je fais les comptes, je l'ai déjà joué dix-sept fois, ce tournoi... et je suis prêt à parier que je le jouerai encore vingt fois supplémentaires, minimum. J'évoquais mon expérience... Développons un peu. Quels sont mes atouts sur le Main ? Selon moi, c'est...

1. L'envie

Vous m'avez peut-être entendu citer Jacques Brel dans le documentaire : « Le talent, c'est l'envie ». C'est aussi ma conviction. Il n'y a pas d'autre secret : il faut avoir plus envie que les autres.

Vous me répondrez que tout le monde a envie de gagner le Main Event. Et c'est vrai. Mais en parlant avec les autres joueurs du circuit, j'ai souvent pu me rendre compte que personne n'en a autant envie que moi.

Davidi Kitai WSOP

Il y a par exemple les blasés. « Ouais, c'est un tournoi comme un autre ». D'autres ont des objectifs différents. « Moi, je veux gagner un High Roller ou un Super High Roller ». Chacun poursuit un but qui lui est propre, et généralement cela ne sera pas un tournoi en particulier. De mon côté,... Lire la suite

[Blog] Mes trois plus gros bad beats

Par dans Tournois Live il y a 27 jours.

Pierre Calamusa / Blog 28/06/2024
Il y a un an, je vous racontais les plus gros « good beats » de ma carrière. J’évoquais notamment cette paire de 6 qui fait brelan pour craquer les Dames de Guillaume Diaz en finale du WPO Dublin. Mais j’aurais pu tout aussi bien parler de ce As-Roi qui réussit à battre AA en demi-finales du 3 Million Event des Winamax Series… Les exemples sont nombreux, car on ne va pas se mentir : beaucoup de fois, les cartes m'ont favorisé au cours des quinze dernières années. “Ouais, standard pour un Team Pro”, rétorqueront les petits malins dans les commentaires. Oh, rassurez-vous : même si ça s'est moins vu, j’ai aussi connu mon lot de bad beats ! On ne peut pas toujours être du bon côté de la variance... Donc accrochez vos ceintures : je vous embarque dans le côté obscur, celui des coups de poker qui font hurler de fureur et taper du poing sur la table.

Barcelone, 2018 : on joue un très beau tournoi, le partypoker Millions à 10 000 balles l'entrée. Je suis en pleine confiance, mon jeu agressif se développe tout au long du tournoi, résultat : je ne décolle pas du peloton des chip-leaders pendant trois jours d'affilée. Un brelan qui overbet à tapis sur la rivière contre Philippe d'Auteuil... deux paires trouvées rivière pour craquer la paire d'As d'Adrian... et en plus, les caméras de Dans la Tête d'un Pro sont braquées sur moi.

Rien ne semble pouvoir m'atteindre dans ce tournoi de rêve, malgré le field ultra relevé (la faute aux re-entries illimités qui donnent aux top regs de multiples chances de se relever). Le prize pool, lui, est gigantesque, avec 1,7 million d'euros promis au vainqueur. Je paie le tapis d'un short-stack avec 99, il retourne As-Roi : je fais éclater la bulle. Min-cash assuré de 25 000 €, mais j'ai les... Lire la suite

[Blog] C'est comme le vélo

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Blog Gus Hansen
Les tournois de poker et moi... cela faisait longtemps qu'on avait rompu. Mais on vient de se remettre ensemble !

Mes débuts sur le circuit des tournois remontent à très longtemps. 1996, si je ne dis pas de bêtises. Se réveiller un lundi matin, aller à la salle de sport avec mon ami Huck Seed, puis se diriger vers le Binion's Horseshoe pour s'inscrire au Main Event des World Series of Poker : voilà comment tout a commencé.

Les WSOP de l'époque, ils n'avaient rien à voir avec ceux aujourd'hui. Plus petit, moins flashy. Surtout : beaucoup moins de joueurs... et ceux qui étaient là, ils représentaient l'old school, l'ancienne école. Moi et Huck sommes arrivés tout à fait à la bourre... mais après quelques minutes de négociation avec les organisateurs, nous avons pu rejoindre le tournoi, avec 300 et 301 en guise de numéros d'inscription. Le guichet a fermé juste après notre passage.

Ce jour-là, j'ai rapidement eu rendez-vous avec mon destin. Il faut dire que j'étais très probablement le pire joueur de poker en lice. Lundi après-midi : la pause-dîner n'est pas encore arrivée que déjà, je suis éliminé.

Huck SeedQuelques jours plus tard, c'est bien Huck Seed qui allait être sacré Champion du Monde, en y mettant l'art et la manière. Tout du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti, avec mes yeux de novice en No-Limit Hold'em. La victoire de mon ami fut une vraie inspiration : derrière, j'ai cherché à développer mon propre style de jeu. À l'époque, j'étais encore un joueur de backgammon avant tout. Ce n'est qu'en 2002, quand le World Poker Tour a fait son apparition, que j'ai pu goûter aux joies de la victoire avec des cartes en mains.

Les 22 années qui ont suivi ? On peut grossièrement les résumer ainsi :

Dix ou douze années... Lire la suite

[Blog] Vegas Calling

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Romain Lewis Vegas Calling Blog Facebook

Hello tout le monde, j'espère que vous vous portez bien à l'aube de l'été et d'une nouvelle grosse édition des World Series of Poker. 

En dehors de l'Euro 2024 en Allemagne et des Jeux Olympiques en France, nos Championnats du Monde à nous, c'est toujours dans le désert du Nevada, de l'autre côté de l'Atlantique, et l'excitation pour moi reste est intacte, six ans après mes premiers WSOP.

Même si en 2021 j'ai décroché mon premier bracelet, ce qui représentait alors mon plus gros objectif professionnel, le goût de la victoire semble déjà loin. Car après deux mois merveilleux dans la foulée de ce titre, les deux années suivantes furent nettement plus compliquées. J'ai dû attendre l'EPT Monte-Carlo, il y a quelques semaines, pour jouer une nouvelle table finale en live [avant de remettre le couvert par deux fois au SISMIX, sur le Battle Royale puis le Main Event, NDLR]. Ça me paraissait fou, même si je n'y accordais pas tant d'importance.
Je n'avais encore jamais connu une aussi longue période de disette, sans la moindre véritable perf'. Ma motivation a beaucoup fluctué durant cette période, mais elle est de nouveau au sommet. Je le veux ce deuxième titre WSOP, et cet été, j'irai le chercher !

La preuve par trois

J'arrive à Vegas pour le 3 000 $ 6-max du 10 juin et je ne quitterai pas la ville avant la fin du Main Event. Mes objectifs sont simples :

  Me concentrer sur les WSOP. Je préfère ne pas sauter d'un casino à l'autre pour jouer le plus de tournois possibles. Pour moi, prendre des jours de repos est beaucoup plus intéressant qu'enchainer tout l'été.

Romain Lewis WSOP Main Event

Deep run le Main Event. Oui, je vous entends déjà : ça ne sert à rien de fixer comme objectif un résultat plus ou moins précis dans un tournoi spécifique.... Lire la suite

[Blog] Corps et âme

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 2 mois.

crea fb

Le décompte pour Las Vegas est officiellement lancé ! À l'heure où j'écris ces lignes, il reste moins d’un mois avant le lancement de la saison 2024 des WSOP, et aller jouer tout l’été dans les salles immenses du Horseshoe, ça ne s’improvise pas. C’est pourquoi j’ai décidé de vous partager un peu de ma routine de préparation qui, si tout se passe bien, me permettra d'arriver à Sin City dans les meilleures conditions.

Le mois dernier, j'ai vécu une expérience hors du commun. Deux semaines coupée du monde (je vous en parlerai bientôt, promis !) qui ont un peu affecté ma résistance physique à l'effort. Donc la première chose à faire pour me préparer au mieux, rester concentrée et être capable de supporter de longues journées de jeu, c’est de retrouver une routine saine et équilibrée qui fasse du bien à mon corps.

Comme avant chaque gros festival, je commence le plus tôt possible à réguler mon sommeil. J’arrête les écrans au moins une heure avant de dormir. Je vais me coucher pas plus tard que 23 heures, et je me réveille sans alarme, dès que j’ai eu mon quota de repos suffisant. Le sommeil étant la fondation sur laquelle repose votre équilibre, il est impossible de bien commencer un festival en étant fatigué. Les longues journées de tournoi mettent les nerfs et l’énergie à rude épreuve. De plus, il est fréquent de devoir se coucher tard plusieurs jours d’affilée, donc il est capital de ne pas arriver sur place avec des heures de sommeil à rattraper.

Un corps sain

sport alexaneEn parallèle de ce réajustement, je remets en place des routines journalières sportives, et je fais très attention à mon alimentation. Toujours dans l’idée qu’à Vegas, je n’aurai sans doute pas l’occasion d’être irréprochable à cause du rythme et qu’il est donc... Lire la suite

[Blog] Voyages voyages

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 3 mois.

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Ce n'est certes pas une nouvelle incroyable, mais je tenais à vous le dire : je suis toujours autant passionné par le poker ! C'est un jeu qui, à mon sens, permet de faire des découvertes incroyables, de vivre des émotions uniques et de s'épanouir de manière générale. Et ce ne sont pas les prochaines étapes qui vont contredire cet état de fait : l'EPT de Monte Carlo, le SISMIX à Marrakech, puis, dans la foulée, Las Vegas pour les WSOP.

Monaco a toujours été une de mes destinations préférées. C’est une ville dans laquelle j'ai toujours eu beaucoup de chance et où l'on ressent beaucoup d’italianité. De ce fait, je m'y suis constamment senti comme à la maison, et j'y ai réussi mes meilleurs résultats en live, notamment en 2015 lorsque j'ai remporté le Super Highroller à 50 000 € l'entrée pour plus de 900 000 €. En sachant que je n'ai pas pu m'y rendre l’année dernière à cause de quelques problèmes familiaux, j'ai vraiment hâte d'y retourner.

Retour aux sources

sixmix
L’étape suivante est un autre endroit que j’adore : le SISMIX de Marrakech. Il faut savoir que le Maroc a une place très spéciale dans mon cœur, de par mes origines. Jouer dans cette ville historique est un véritable retour aux sources pour moi. L’atmosphère, pleine d’histoire et de culture, donne au jeu une touche de magie en créant une expérience sans égale. Le fait de jouer comme à la maison, l’organisation de Winamax et le lieu font de ce festival un de mes préférés chaque année, dans lequel je peux m’amuser tout en travaillant. Ces tournois sont bien sûr l'occasion de se mesurer à certains des meilleurs joueurs du monde, mais ils t'offrent également l'opportunité de grandir (en tant que joueur et en tant qu'homme) et de conforter l'amour que l'on peut porter à ce... Lire la suite

[Blog] Baptême du feu en Corée

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 3 mois.

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Rentré de Corée du Sud complètement "jetlagué", je tenais tout de même à vous écrire ce nouveau blog pour vous raconter ma récente expérience au Triton Super High Roller Series de Jeju.

Ce n’est certes pas nouveau, mais il est toujours bon de rappeler que les events Triton sont des festivals fantastiques, qui prennent autant soin de leurs joueurs réguliers que de ceux qui profitent de l'expérience pour la première fois. Puis, après tout, il s'agit d'un circuit de tournois High Rollers, qui ne le rend pas accessible à tout le monde. Tous les participants ont donc un statut un peu spécial.

Au-delà de l'accueil, il est impressionnant de voir à quel point les fields des tournois sont de plus en plus massifs. Si ce n’est certes pas très étonnant lorsqu’on sait que ce festival se déroule sur le sol asiatique, là où beaucoup de joueurs ont les moyens de s'offrir ce type d'events, les sommes folles que les Triton Series sont capables de brasser restent tout de même impressionnantes. Je ne vais cependant pas m'en plaindre, car une partie de cet argent a fini dans ma poche. Je reviens donc de Corée très satisfait, non seulement pour l'expérience vécue (c'était la première fois que je me rendais dans ce pays), mais aussi parce que mes résultats ont été bons. À vrai dire, ils auraient pu être encore meilleurs, mais cette fois, la variance a fini par me rattraper.

Tout feu tout flamme...

adrian mateos
Finalement, le plus important pour moi a été de m'enlever cette épine du pied en obtenant enfin ma première flamme dorée, ce trophée que l’on donne à tous les vainqueurs des tournois Triton Super High Roller Series. En novembre, à Monte-Carlo, bien que j'aie remporté l'un des plus gros gains de ma carrière, je suis passé à une marche de... Lire la suite

[Blog] La nouvelle vie de Pierre Papamusa

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 4 mois.

Pierre Calamusa Blog
Cela fait maintenant trois mois que ma petite fille est venue au monde et je peux aujourd'hui vous affirmer que la distorsion du temps lorsque l'on devient parent est une chose assez phénoménale. On alterne les phases où les heures semblent parfois être interminables, en slibard sur le bord du lit, en train de chanter au clair de la lune à 4h06 en se pelant les miches – ma fille est née fin novembre. Et de temps en temps, les journées défilent à une vitesse telle que les 90 premiers jours de sa vie s'envolent en un instant.

Devenir père...

joueur fatigué
Mais, finalement, c'est assez facile. Les journées se suivent et se ressemblent à peu de choses près. Pour ma part, je me lève le matin, et généralement, je m’occupe de la petite, je lui fais le premier change et je la ramène à Delphine sur les coups de 10 heures du mat’, juste avant de partir jouer. Et honnêtement, quand je rentre sous les coups de deux heures du matin, c’est un peu horrible, car la petite est déjà couchée. Eh oui, elle fait ses nuits maintenant... Mais, paradoxalement, je suis beaucoup mieux organisé depuis que j’ai la petite puisqu’on a une journée qui est complètement prédéfinie.

Malgré tout cela, j'ai, depuis sa naissance, tout de même eu l'occasion de jouer bon nombre de tournois. Entre une encourageante quatrième place sur le Highroller à 1000 € des Swiss Poker Series et un beau deeprun sur le Main Event de l'EPT Paris, j'ai en quelque sorte pu lancer ma saison avant le Winamax Poker Tour, même si les résultats n'ont pas été à la hauteur de mes attentes.

...en restant joueur...

Cela dit, j'ai été assez satisfait de ma prestation aux tables durant ces deux festivals, en partie grâce à un très bon état d'esprit. Chaque jour, j’allais aux... Lire la suite

[Blog] EPT Paris : 5 mains capitales

Par dans Tournois Live il y a 4 mois.

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Je vous écris ces mots au sortir d’un superbe EPT Paris. L'édition 2024 du festival a en effet battu sans problème ses propres records d'affluence... Même si pour ma part, j'ai seulement disputé cinq tournois. Pour commencer, une tentative sur l'énorme Main Event FPS puis deux bullets sur son High Roller à 2 000 € l’entrée. J'ai ensuite buy-in le Main Event, sur lequel j’ai terminé en 76ème place. Enfin, pour finir en beauté ce festival, j’ai fait le choix de m'inscrire au Highroller à 10 300 €, sur lequel j'ai frôlé la qualif' pour le Day 3, à deux mains près. Un peu comme si j'étais devant les caméras de Dans la Tête d’un Pro, je vais, dans ce blog, commenter les 5 mains les plus marquantes de mon séjour parisien. Des mains sur lesquelles je vais me baser pour travailler mon jeu et progresser.

Première main

Nous sommes au premier niveau sur le High Roller FPS à 2 000 €. Un joueur ouvre à 600, un autre 3-bet à 2 200 en milieu de parole et je soulève une paire de Rois en petite blinde. Jusqu’ici, tout va bien... J'augmente les enchères à 7 000 jetons. La suite, c'est surtout une histoire de tells... La parole revient au premier joueur, et je décide cette fois d’essayer de focaliser mon attention sur mes adversaires lorsqu'ils jouent. Et ce joueur, il regarde dans le vide. Je vois qu'il ne réfléchit à rien, comme s'il attendait la suite, simplement. Ma voix intérieure me dit qu'il ne va pas passer sa main. Il n'a l'air ni sérieux, ni embêté, ni engagé. Il est d'une neutralité exemplaire. À ce moment-là, il regarde à nouveau ses cartes, soupire, balance sa tête de gauche à droite comme s'il n'était pas d'accord avec lui-même. Finalement, affirmant “devoir y aller", il finit par annoncer all-in pour 30 000... Lire la suite