[Blog] WSOP : la preuve par 4

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 1 mois.

Winda Blog Facebook

Ça y est, l’un de mes plus grands rêves est enfin devenu réalité : mon premier Vegas est terminé, mais c’est loin d’être le dernier ! Entouré du Team Winamax et en coloc’ avec des amis, je ne pouvais espérer mieux comme première expérience.

Sur place, je me suis vite rendu compte que le field des WSOP est très polarisé : d’un côté, des joueurs pros et de l’autre, beaucoup d’Américains, pour la plupart récréatifs. Pour gagner de l’argent au poker, il est judicieux d’éviter le plus possible les meilleurs joueurs et de se concentrer sur les moins expérimentés. Mais il faut aussi s’adapter en temps réel : le Ricain moyen est beaucoup plus tight qu’un joueur Français ! J’avais été averti en amont et je l’ai vite compris sur place. Pour résumer, leur range de 3-bet ressemble à quelque chose comme ça :

J’exagère, mais c’est presque le cas chez certains profils ! As-Roi est tout le temps flat 60BB+, paire de Dames régulièrement aussi. Ils ne bluffent quasiment jamais, préflop comme postflop. Ils jouent et misent en fonction de la force de leur main. Contre un 4-bet sizé face à certains papys, vous pouvez presque directement fold paire de Rois préflop !

C’est depuis le Mexique, plus particulièrement Playa del Carmen, que j’ai envie de vous raconter aujourd’hui quelques spots qui me sont arrivés à Vegas, certains théoriques, d’autres exploitants. C’est le moment pour vous de réfléchir, de vous mettre à ma place et de vous demander ce que vous auriez fait. C'est parti !

Bluff catch or not bluff catch?

Winda WSOPOn commence par un premier spot sur... Lire la suite

[Blog] Entre deux bonnes mains

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 3 mois.

Créa Blog Kanit
Salut les gars !

Comme vous savez, je me trouve actuellement à Las Vegas pour jouer les World Series of Poker. À l'heure où j'écris ces lignes [il y a huit jours, NDLR], j'en suis environ à la moitié de mon programme. Jusqu’ici, j'ai joué 12 tournois pour deux places payées, dont un bon deep run achevé avec une 13e place sur le 1 500 $ 6-Max. Malheureusement, j’y ai perdu en demi-finales un pot très intéressant qui m’aurait permis de prendre la deuxième place provisoire à 13 joueurs restants... Je vous raconte la main en question.

Jeu exploitant

Pour commencer, le bouton relance à 200 000 et je suis de petite blinde. Ça tombe bien, j'ai un read flagrant sur ses bettings patterns [schémas de mises]. Jusqu'à maintenant, le bouton a toujours relancé à 3x ou 3,5x quand il avait de belles mains, ou min-raise avec des mains spéculatives. Et je sais que le joueur en BB, Joe Cada, a lui aussi remarqué ces détails.

Je suis donc en SB, avec As-Roi dépareillés. J’ai 3,1 millions de jetons, c’est-à-dire 31 BB. J'ai monté ce stack sans showdown, alors que j'avais commencé la journée avec 1,9 million.

Je décide de relancer à 750 000, un sizing assez large. Surrelancer à tapis est sûrement EV+, mais il s’agit d’un spot où je pourrais avoir l’intention de bluffer. Donc, j'aime bien avoir A-K dans ma range de 3-bet, particulièrement avec ma lecture sur le joueur au bouton. Je ne m’attends pas à beaucoup de calls sur mon 3-bet, mais plutôt à pas mal de limp/folds. Le bouton dispose de 60 BB, un stack qui empêche Joe Cada de tenter des moves.

Musta
Mais je pense aussi que Joe peut pratiquer un jeu exploitant sur mon 3-bet, en élargissant beaucoup sa range de 4-bet jam avec des mains comme KQ/KJ ou AXs : en effet, je pourrais aussi... Lire la suite

[Blog] Un bracelet en six coups clés

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 9 mois.

Adrian Mateos un bracelet en 6 coups clé
¡Hola! Comment ça va ? Moi : plutôt très bien. Vous savez peut-être pourquoi ! Pas mal de belles choses me sont arrivées ces dernières semaines… avec notamment des WSOP qui resteront à jamais gravées dans mon panthéon personnel. À Las Vegas, j’ai remporté mon quatrième bracelet WSOP. Au passage, j’ai battu mon record de gains sur une seule épreuve et remporté ma première victoire sur un tournoi au buy-in très élevé, du genre de ceux qui n’apparaissent que rarement au calendrier. Autant de raisons pour faire de ce titre un moment unique, me confirmer que le travail acharné paie, et que je peux affronter n’importe qui sans aucune crainte, ni penser que mes adversaires sont mieux préparés que moi.

Je n’avais pas envie d’écrire un blog de remplissage, où je me serais contenté de répéter les mêmes impressions quant à la satisfaction de réaliser ses objectifs, le frisson au moment de remporter la dernière main, la joie d’ajouter un bracelet à ma collection... Vous avez pu déjà lire tout ça sur le coverage Wina, ou dans les journaux qui nous ont interviewé ensuite, Leo et moi. (J’en profite au passage pour féliciter une fois de plus Leo pour sa perf, GG !) À la place, j’ai envie de vous raconter ce Super High Roller à 250 000 $ comme s’il s’agissait d’un épisode de Dans la Tête d’un Pro. Les équipes de la série nous ont filmé durant les WSOP, mais ils avaient déjà quitté Las Vegas lorsque ce tournoi a débuté. De toute façon, avec l’exclusivité de diffusion détenue par le site PokerGO, je ne crois pas qu’ils auraient pu filmer ce tournoi. Découvrez donc sans plus tarder… comment gagner un bracelet, en six coups clés.

Main clé #1

Début du Day 1 / Level 2 - Blindes 2 500 / 5 000, BB ante 5 000.

Michael AddamoMa toute première... Lire la suite

[Blog] Mes superhero calls

Par dans GénéralAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Davidi Kitai Blog Hero Call
« On bluffe pas Kitbul ! » Vous m’avez déjà entendu lâcher cette phrase au détour d’une scène de Dans la Tête d’un Pro. Et c’est vrai qu’au fil des années, le hero call est devenu ma marque de fabrique, mon « coup spécial ». Est-ce qu’il existe une meilleure sensation au poker que de gagner un gros pot en payant un bluff avec une main très faible ? Pour ce nouveau blog, je me suis chauffé à faire la rétrospective des hero calls les plus importants de ma carrière. Si vous avez suivi les streamings et coverages de mes grosses TF, vous remarquerez peut-être que certains d’entre eux manquent à l’appel. C’est parce que je me suis limité à ne garder qu’un seul coup majeur pour chaque tournoi. Voici donc, dans l’ordre chronologique, mes superhero calls

2008 : Heads-up pour mon premier bracelet
WSOP Pot-Limit Hold’em 2 000 $ (605 entrées)

Davidi Kitai Blog Hero Calls22 juin 2008. C’est ma première table finale aux World Series of Poker, et avec Chris Bell cela fait déjà deux heures que nous jouons en heads-up. Les blindes augmentent, les tapis se resserrent : j’ai moins de 20 blindes. Le déroulement exact du tout premier gros hero call de ma carrière s’est perdu dans les limbes de l’histoire… Ce qui est certain, c’est que ma main n’était vraiment pas terrible : K6, une hauteur avec laquelle je paie la moitié de mon stack sur la rivière d’un board 7A78A.

Si je me rappelle bien, j’ai défendu ma BB, puis le flop a été checké. Ensuite, j’ai décidé de miser sur le turn - d’un point de vue technique, je ne trouve pas ça génial avec le recul. Sur la rivière, j’ai tank très longtemps avant de payer. Mon call me semble toujours OK aujourd’hui, car beaucoup de tirages ont manqué la rivière. Mais il n’en reste pas moins très difficile, à cause du profil de mon... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 6)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis Blog

Résumé de l'épisode précédent : alors que vient de sonner le dinner break du Day 5, il ne reste plus que 237 joueurs en course sur le Main Event des WSOP et le chipleader se nomme Romain Lewis ! Jusqu'où se poursuivra la belle histoire ? Réponse dans cette sixième et dernière partie fleuve.

Un retweet et je ferme tout. J’éteins la connexion avec le monde extérieur. Stéphane est là en avance pour me ramener à la villa. J’aperçois un petit sourire sur le coin de sa bouche. Ne vous attendez pas à une quelconque explosion de joie : ce sera la plus grosse expression d’excitation que nous vivrons ensemble durant ce dinner break. En grignotant un bout, le coach me raconte quelques anecdotes datant de sa carrière de tennisman. Il doit savoir que parler poker ne servirait pas à grand-chose. Je n’arrive pas à savoir s'il fait semblant d’être occupé sur son téléphone ou s’il l'est réellement mais on ne parlera pas beaucoup plus durant cette pause. C’est la grosse différence entre un coach et n’importe quel autre humain. Ici, à la place de Steph', en face d'un de mes amis ou connaissances, j’aurais eu beaucoup de mal à ne pas vouloir en savoir plus sur le déroulé du tournoi. Je prends une petite note mentale.

Ce genre de pause est ultra relaxant. Je fais quelques longueurs dans la piscine histoire de me rafraîchir et sortir quelques instants de cette chaleur infernale. Steph' me fait signe : il reste quinze minutes, c’est l’heure de repartir. Quelques mots d’ordre dans la voiture, peu ou prou les mêmes que d'habitude : patience, moment présent, rigueur et acceptation. Je réponds à ses encouragements avec un petit clin d’œil avant de refermer la porte. Le clin d’oeil de la confiance. J’ai une nouvelle pensée.... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis Blog Facebook

Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

Blog Romain Lewis Facebook

Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 2)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Résumé de l’épisode précédent : entre Romain Lewis et le Main Event des WSOP, l'histoire d'amour a débuté bien avant son premier voyage à Vegas, dès l'adolescence, lorsqu'il regardait, fasciné, les retransmissions du plus beau tournoi du monde sur YouTube. Pour sa troisième participation, Romain est plus excité que jamais à l'idée d'entamer le marathon...

Romain Lewis - Main Event WSOP Part 2
4 juillet 2019. Fête nationale américaine. Pour les joueurs de poker, un autre genre de feu d’artifice : le coup d’envoi du plus beau tournoi du monde. J’ai choisi le Day 1A comme point de départ du Main Event et pour l’instant, mon Vegas 2019 à un goût de piquette en comparaison du millésime 2018. Je compte 3 min-cashes seulement, pour un total de 6 500 $ de gains. Décrit comme ça, c’est pas si mal mais je ne parle ici que des rentrées brutes : en comptant les 22 tournois où je n’ai pas fait de résultat, on arrive à une ardoise dépassant les 40 000 €. Heureusement, ce n’est pas la première fois que je subis un run aussi mauvais en aussi peu de temps, et l’impact est bien moindre qu’il ne l’aurait été il y a quelques années. Au contraire, même : ma motivation est au plus haut car j’ai conscience que le tournoi qui va débuter peut changer plus que mon Vegas, plus que mon année. Il pourrait changer ma vie.

Avant l’heure H, je me suis fixé quelques lignes de conduite à suivre méticuleusement au cours du Day 1. Premier objectif : faire preuve d’assez de recul pour visualiser le tournoi dans son intégralité (dix journées, tout de même !), savoir à quel moment se joueront les mains clés, et garder en tête que le Day 1 ne représente que les premiers kilomètres d’un marathon. Ce Day 1 est forcément plus important que tous les autres Day 1 de l’année : il ne... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 1)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 3 ans.

Romain Lewis
On est le deuxième dimanche du mois de septembre. Les Winamax Series tournent à plein régime et normalement, ma tête devrait être occupée à une chose et une seule chose : la compétition online. Depuis mes 18 ans (c'était il y a six ans, déjà !), je n'ai pas loupé une seule édition des Series. L’idée de jouer tous ces gros events devrait faire battre mon coeur plus fort, comme d’habitude, mais aujourd’hui j'ai la tête d’ailleurs. C’est bien de ça dont je vais parler dans cet article (et les prochains) : pourquoi, deux mois après les faits, mes pensées continuent de régulièrement m'emmener à Vegas ? Comment ai-je vécu intérieurement les dix journées du Main Event des WSOP ? Comment j'ai fait pour passer des 60 000 jetons de départ à une apogée de 12,5 millions sept jours plus tard ? Dans la tête d’un... gars en plein rêve éveillé, c’est parti !

L’édition 2018 du Main Event fut la deuxième plus grosse de l’histoire des WSOP. Un tournoi qui accueille 8 500 joueurs mais en fait rêver tellement plus. Le rêve américain, avec deux cartes en mains. Un rêve que je me prends encore à vouloir revivre un peu trop souvent, en remontant mon fil d'actualité Instagram. Une poignée de photos, mais surtout des tas et des tas de sentiments toujours aussi puissants…

Accepter le résultat

Retour en arrière. Nous sommes au lendemain de mon élimination en 60e place. Je suis complètement dans les vapes. Session « cool down » avec le coach Stéphane Matheu. Les thèmes : acceptation et analyse de la performance. Il y avait beaucoup de points positifs à retirer mais le plus important était d’accepter le fait que j'allais avoir mal pendant un bon moment. Combien de temps ? Impossible de savoir, mais il était certain qu'essayer de... Lire la suite