Winamax

[Blog] L'amour des cartes

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Mehdi Blog
Au moment où j'écris ce blog, cela fait à peine un mois que j'ai rejoint le Team Winamax. Mais en très peu de temps, de nombreux événements se sont enchaînés. Tout d'abord, le séminaire du Team, qui se voulait la première rencontre avec tous les membres de l’équipe. Puis l’EPT Monaco, une étape du circuit que j’apprécie particulièrement, et qui s’est avérée compliquée jusqu'à ce que j'obtienne ma première victoire sous les couleurs rouges et blanches, en toute fin de festival. 

Le rythme effréné auquel se succèdent les étapes de ma toute jeune carrière semble récurrent. Ma perception du temps se voit altérée et l’accélération sempiternelle des événements peut parfois inquiéter. C’est ainsi qu’à la suite d’un entretien sur la socialisation primaire des joueurs de poker que j’ai accordé à une thésarde, j’ai pu prendre du recul et essayer de me remémorer d’où me venait cette passion si particulière que celle des jeux de cartes. 

Mon initiation aux cartes date de mon plus jeune âge. Issu d’une famille à la culture arabo-andalouse, il ne se passait pas un rassemblement entre oncles et cousins sans une soirée entière passée à jouer. Mon grand-père a également contribué à mon appétence pour les cartes : on passait nos après-midi à s'affronter en « heads-up », au toutil (une sorte de belote marocaine, bien plus complexe stratégiquement). J’étais également son partenaire lorsqu’il était question de jouer en équipe de deux (une des variantes du toutil). Tout ça pour dire que dans ma famille, les cartes ont une fonction sociale primordiale. Elles nous rassemblent, nous font passer des moments ensemble et vivre des émotions. Du rire à la colère, de la cohésion au désarroi. Mes souvenirs de jeunesse en famille tournent principalement autour de ces moments de partage liés aux cartes. De la simple bataille, à la ronda, en passant par le rami, et  le toutil comme plat principal.

Chaoui Sismix
En grandissant, c’est avec mes amis que cette passion des cartes s’est intensifiée. Je me rappelle, sourire aux lèvres, nos nuits ramadanesques, où l’on oublie le temps. On était à la recherche permanente de jeux de cartes qui puissent nous divertir. Au-delà du divertissement, c’est aussi la stimulation intellectuelle découlant du jeu qui nous animait. L’aspect stratégique inhérent à tout jeu se voulait le théâtre de nos guerres d’égo tacites. J’exagère probablement un poil en utilisant le terme « guerre », mais l’idée est là. L’intensité de notre réflexion et de nos émotions - par moments - en étaient le reflet.

Autant vous dire qu’en découvrant le poker à la fin de mes années lycée, j’en suis tout de suite tombé amoureux avec mes amis. Ce jeu-là est probablement l’apothéose de tous les autres. La multitude de situations complexes proposées nous a fasciné. On y jouait - sans argent - jusqu’à ce que cela remplace nos mercredis après-midi initialement dédiés au foot. On en parlait jour et nuit et l’on regardait les émissions telles que Dans la Tête d’un Pro et High Stakes Poker avec des yeux ébahis. 

Il aura fallu attendre notre arrivée sur Paris, dans l’optique d’y faire nos études supérieures, pour que cette fascination immatérielle se concrétise dans les cercles. On continuait forcément à jouer entre amis, mais nous avions désormais le moyen de tester nos aptitudes face à d’autres adversaires. Et quelle joie ! Très vite, j'ai senti que jouer au poker éveillait en moi plaisir et excitation. Le début d’un long chemin, semé d’embûches et d’autres moments auréolés. Un chemin qui m'a mené à écrire ces quelques lignes alors que je fais désormais partie du Team Winamax. J’en retiens essentiellement une chose : prendre du plaisir. Les jeux de cartes comme la vie ne doivent en aucun cas devenir pesants émotionnellement. Tâchons de toujours nous souvenir à quel point nous aimons jouer, et amusons-nous ! 
 


Carence en L

Moins de quatre ans après ses premières parties, le jeune Marocain intègre le Team Winamax avec une ambition simple : s'installer à la table des tournois les plus chers du monde.

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